Et au final ? …

Faisant des études de géopolitique et m’intéressant particulièrement à l’Art, j’avais envie de montrer les interconnexions entre ces deux mondes si distincts, mais pourtant similaire. Je me suis concentrée sur les stratégies de communication du monde artistique et du monde politique pour montrer à la fois leurs similitudes et leurs interdépendances.

En premier lieu, me concentrant en même temps sur le rôle d’un président, d’une si grande puissance que sont les Etats-Unis, et sur le rôle d’un acteur, jouant sur les tonalités, les mots et les expressions faciales, j’ai voulu démontrer à quel point une bonne stratégie de communication peut bouleverser l’histoire de plusieurs Nations. L’exemple de Ronald Reagan est le plus adapté à la situation : bon orateur et politicien entré dans les mémoires, certains disant qu’il s’exprimait bien mais n’avait que très peu d’idées politiques.

Je voulais aussi aborder le thème de l’humanitaire et sa commercialisation grâce aux popularités … Dans ce thème là, tant le monde politique que le monde artiste semblent perdre leur indépendance pour former qu’une seule entité. Est-ce positif ? Est-ce négatif ? Je ne sais pas moi même, mais il est désormais certain que les puissants de ce monde ont la capacité de changer les choses. Peu importe notre univers d’origine, artiste, PDG, politicien, vedette télévisuelle, seule ceux qui bénéficient d’une notoriété et/ou d’une quelconque puissance monétaire peuvent agir comme ils l’entendent. Et mon inquiétude est donc la suivante : de nos jours pour faire de la politique, connaître parfaitement l’état du monde et les questions socio-économiques suffit-il ? Ou suffit-il seulement d’avoir un quelque chose de charismatique, ou de l’argent, pour être un politicien qui entre dans l’histoire ?

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Une réponse à “Et au final ? …

  1. Tout d’abord, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont participé à notre blogue.

    D’un point de vue personnel, j’ai eu l’occasion au cours de cet exercice de constater une motivation des artistes à se lancer en politique qui est liée à une ou plusieurs causes. Dans mon cas, il s’agissait de Pierre Curzi, dont l’intérêt résidait principalement dans le renforcement de la loi 101, visant la protection de la langue française et la souveraineté du Québec. Suite à son passage sur la scène politique, Pierre Curzi est d’ailleurs reconnu tel un homme de conviction et de grande valeur. Les artistes qui se lancent en politique doivent réellement avoir le feu sacré pour militer pour une cause puisque leur retour en tant qu’artiste n’est pas garanti. S’ils ont un accès privilégié à une porte d’entrée dans le monde artistique, la réalisation de leur mandat en tant que politicien n’est pas pour autant de tout repos. Dans ce cas-ci, les finalités de la carrière politique de Pierre Curzi ne connaissent d’ailleurs pas un dénouement heureux et il n’est pas dit que la population qui aime l’artiste lui fera confiance lorsqu’il s’agira d’une élection ou d’un référendum. Pour ainsi dire, je reconnais une certaine légitimité dans le fait que les artistes transfèrent de la scène artistique vers la scène politique s’ils en possèdent les compétences. La légitimité risque d’être brimée à un seul égard. Le rapport de force sur le plan économique n’est pas le même pour un artiste que se pourrait l’être pour un autre candidat.

    Dans le cas de la fondation One Drop, la situation demeure la même. La légitimité pourrait être remise en question considérant une certaine rivalité qui peut exister entre les différentes fondations dans la collecte de dons afin de réaliser leur mission. La survie de celles-ci dépend de la générosité des gens des différents milieux à donner des dons. L’association caritative de Guy Laliberté bénéficie donc d’une plus grande médiatisation et facilité de à récolter des sommes d’argent importantes. Je pense que les artistes peuvent être dans une position avantageuse afin d’apporter une plus grande portée à la cause qu’ils désirent défendre. Cela leur permet de viser le plus grand objectif. C’est la synergie qui s’est créée avec le Cirque du Soleil assurant une promotion des activités de One Drop qui permet la récolte de fonds d’aussi grande envergure. Si l’organisation applique ses aptitudes de marketing, elle le fait de façon éthique. On ne peut jusqu’à maintenant remettre en cause l’intégrité de la fondation. One Drop représente un exemple où l’union de l’art et la politique sont compatibles et peuvent être mises à profit.

    Quant à l’avenir, il est fort possible que les artistes qui se sont lancés dans la politique inspireront les prochains à en faire autant. Je persiste à croire que les artistes arrivent à rejoindre un plus grand public qu’un simple politicien.

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