Pierre Curzi (Québec)

Pierre Curzi (Québec)

Pierre Curzi, né en 1946, a débuté sa carrière dans le domaine artistique en tant qu’acteur et scénariste avant de se lancer dans le monde de la politique. Il a marqué le cinéma québécois dès le début des années 1970, où il alterne entre télévision et cinéma, avant de se retirer en 2006. On le connaîtra comme syndicaliste, puis comme homme politique québécois. Cette entrée dans le monde politique québécois provoque une certaine controverse dans les milieux culturels, en septembre 2006, lorsqu’il annonce sa retraite de la scène « et sa démission à titre de président de l’Union des artistes afin d’aller défendre la cause souverainiste sur la scène politique. »

Sous la bannière du parti québécois, il est élu député dans la circonscription de Borduras, le 26 mars 2007 où il agit comme critique péquiste dans les « dossiers de la Culture et des communications et de l’Immigration et des communautés culturelles. » Il a été réélu en 2008, avant de claquer la porte du Parti québécois le 6 juin 2011 et renonce toujours à un éventuel retour au sein du parti voir même à tout retour politique. Il n’en demeure pas moins que selon les médias, Pierre Curzi figure parmi les politiciens favoris des Québécois. Selon l’un des derniers sondages de Léger Marketing, 5 personnes sur 10 du baromètre des personnalités politiques sont passées par la télévision avant d’apparaître sur la scène politique.

Dans une situation où lors des dernières élections de 2008, le taux de participation de la population québécoise n’était que de 53,7 % : Pensez-vous que la popularité dont jouissent les artistes, tel est le cas-ci de Monsieur Curzi peut aider à redresser la désaffection électorale ?

Publicités

La fondation One drop, de Guy Laliberté

La fondation One Drop

Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté a eu l’initiative, le 29 octobre 2007 de mettre sur pied à Montréal une organisation non gouvernementale (ONG), One Drop. L’objectif principal est de s’investir dans la sensibilisation des personnes et des communautés aux enjeux de l’eau dans le but de les convaincre de se mobiliser en faveur de l’accès universel à l’eau et de les inciter à adopter de saines habitudes de gestion de cette précieuse ressource au profit des générations futures. Pour ce faire, la fondation lance des activités inspirées d’une approche d’éducation populaire distincte qu’elle a mise au point et qui fait appel aux arts sociaux.

« Nous buvons tous à la même source. Le voyage de l’eau nous unit en tant qu’êtres humains et citoyens de cette planète. Et pourtant, même si cette précieuse ressource coule abondamment dans certaines parties du monde, dans d’autres régions, l’eau – ou le manque d’accès à l’eau – est une source de pauvreté et de maladies. “Chaque année, plus de trois millions d’enfants meurent de maladies causées par l’eau contaminée. N’est-ce pas là une raison suffisante pour agir ?” Guy Laliberté

L’ONG veut donc répondre à cet appel à l’action. One Drop Canada, qui fait office de siège social international, effectue des collectes de fonds, essentielle à la concrétisation de son rêve d’accès à l’eau pour tous, aujourd’hui et demain. C’est dans cette optique que les partenaires fondateurs de One Drop dont joint leurs forces à l’organisation afin de la soutenir dans la poursuite de cet objectif.

Le communautaire réinventé

Le but de One drop demeure d’être un acteur de changement et une source d’influence à sa cause. Guy Laliberté désire réinventer le communautaire par le biais de sa fondation. Le fondateur du Cirque du Soleil préfère réunir les montants d’argent qu’il avait coutume de distribuer à divers organismes communautaires afin de réaliser un projet plus gros, plus solide. Ce dernier juge que le commautaire doit se réformer. Cette nouvelle orientation comporte des avantages comme des inconvénients. On juge que les grandes fondations seront mieux servies et ce, tant financièrement, que politiquement. Ceci risque de nuire aux causes orphelines qui, ne trouvant pas preneurs, risquent d’être sous-financées et de disparaître.

Une source d’inspiration artistique

En voulant être une source d’influence et un acteur de changement dans le monde, One drop fait appel à la créativité des artistes pour ainsi concrétiser l’importance de l’eau.
“Une œuvre peut stimuler l’imagination, suggérer des solutions novatrices et rapprocher les gens autour d’une question.” L’audace et la créativité sont les moteurs qui font naître des projets qui inspirent le changement et les solutions novatrices, des idées qui vont au-delà du court terme afin de favoriser la réussite à long terme. Les principes directeurs de la fondation One drop se basent sur une volonté d’assurer la pérennité de ses interventions en utilisant les arts et la culture dans le cadre de ses initiatives.

Comprendre la crise de l’eau

Il y a deux cycles de l’eau sur notre planète. Le premier est celui de l’eau qui forme les nuages, qui donnent la pluie, qui retourne à l’océan et ainsi de suite. Le second est celui qui est de notre ressort, celui des collectivités dépourvues d’accès à l’eau. Alors que l’eau est considérée telle qu’un droit fondamental, près d’un milliard de personnes sont privées d’accès à l’eau potable, et 2,5 milliards, d’un assainissement convenable. En ce sens, One drop appuie les organismes et les partenaires locaux qui travaillent main dans la main pour offrir des fonds, des technologies et des connaissances aux collectivités dépourvues d’accès à l’eau.
L’eau contaminée ou de mauvaise qualité est la deuxième cause de mortalité infantile dans le monde, ce qui représente près de 2 millions de morts tous les ans. Dans les pays en développement, 80 % des maladies sont reliées au manque d’eau potable.
La surconsommation représente une autre problématique. Notre soif d’eau augmente constamment alors que la quantité d’eau disponible demeure la même. Au cours du XXe siècle, la population mondiale a triplé, mais la consommation d’eau a été multipliée par sept. Cette pression assèche les rivières avant qu’elles atteignent la mer et vident les nappes d’eau souterraines.
À cela s’ajoute le fléau de la pollution qui affecte autant les pays développés que les pays en développement. La pollution de l’eau menace les écosystèmes et l’accès à l’eau des populations actuelles et à venir. Partout dans le monde, la qualité de l’eau se dégrade, non seulement pour la consommation humaine, mais également pour l’agriculture et l’industrie. Elle est parfois à l’origine de maladies et de divers ennuis de santé, voire de la mort.
Solution

La solidarité mondiale est notre meilleure arme contre l’accaparement de cette ressource inestimable. La créativité de One drop est infinie, contrairement à nos ressources en eau. Pour envisager des solutions audacieuses et inspirantes aux problèmes complexes associés à l’eau, il faut que tous les pays mettent en commun leurs meilleurs atouts, qu’il s’agisse de connaissances, de richesses, d’expérience, de matériel, de technologies, de rêves ou d’êtres humains ? Il y a de l’eau partout ; elle est essentielle à toute forme de vie. C’est de la prospérité, voire de l’avenir de l’espèce humaine, dont il est question.

Pistes de réflexion…

La popularité de cette ONG est influencée par l’image du Cirque du Soleil et la notoriété que cette organisation a su acquérir sur la scène internationale. On peut se questionner à savoir si cette même cause aurait autant de portée sans l’appui de Guy Laliberté.

La créativité peut-elle réellement jouer un rôle favorable dans la sensibilisation et la mobilisation pour la protection de l’eau ?

Les compétences du Cirque du Soleil sont-elles transférables à une cause de nature humanitaire et à la promotion d’une solidarité internationale ?

Le fondateur de One drop, Guy Laliberté, favorise la création d’un projet plus gros, plus solide tel que l’organisation qu’il a créée. Devons-nous nous inquiéter de l’arrivée de grandes fondations au risque de voir disparaître les plus petites ?